?> Climategate. Fraude sur les températures néo-zélandaises...
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Auteur Sujet: Climategate. Fraude sur les températures néo-zélandaises...  (Lu 5766 fois)

Jacques

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Climategate...
http://www.objectifliberte.fr/2009/11/explosif-les-ordinateurs-du-hadley-center-pirates.html : révélation de l'affaire.
http://www.objectifliberte.fr/2009/11/climategate-2-nouvelles-revelations.html : Analyse plus complètes des mails
http://www.objectifliberte.fr/2009/11/climategate-3.html : réaction des médias et lignes de défense des scientifiques incriminés par les mails)
http://www.paperblog.fr/2565983/climategate-4-nouveaux-elements-nouvelles-fraudes-mises-a-jour-nausee-chez-certains-scientifiques/ :
ClimateGate 4 : nouveaux éléments, nouvelles fraudes mises à jour, nausée chez certains scientifiques
Publié le 29 novembre 2009 par Objectifliberte.
http://www.objectifliberte.fr/2009/11/climategate-4.html

Citer

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Scoop : le réchauffement en Nouvelle Zélande est bel et bien multiplié par 15 à cause de l'action humaine !

Le professeur Vincent Gray fut relecteur du GIEC, avant d'en claquer la porte. J'ai déjà présenté ici en février 2008 sa critique du GIEC ("Le GIEC, un organisme corrompu ?"), dont je copie-colle un tout petit extrait:

Over the years, as I have learned more about the data and procedures of the IPCC I have found increasing opposition by them to providing explanations, until I have been forced to the conclusion that for significant parts of the work of the IPCC, the data collection and scientific methods employed are unsound. Resistance to all efforts to try and discuss or rectify these problems has convinced me that normal scientific procedures are not only rejected by the IPCC, but that this practice is endemic, and was part of the organisation from the very beginning. I therefore consider that the IPCC is fundamentally corrupt. The only “reform” I could envisage, would be its abolition…
 
Vincent Gray exigeait de la part de l'association météorologique de Nouvelle Zélande (NIWA) les données brutes qui permettaient à cet organisme de déterminer que la température avait augmenté de 0,92°C par siècle depuis 1900 dans le petit archipel de l'hémisphère sud, selon la courbe ci dessous:



De la même façon que d'autres organismes liés au GIEC refusaient de donner leurs données à des McIntyre ou Courtillot, M. Gray s'est vu refuser l'accès aux données brutes. Il n'est pas inutile de préciser que le patron du NIWA, David Wratt, est cité comme Vice Chairman de l'équipe de rédaction du rapport AR4 du GIEC de 2007.

Mais voilà, le vent tourne, et dans le contexte actuel, sur fond de climategate, le NIWA a dû livrer ses données brutes. Celles ci révèlent que l'augmentation moyenne des températures au XXème siècle mesurée par les stations de référence a en fait été de... 0,06°C/ siècle. Plus de détails en Français chez Papy Jako. Cf. Courbe ci dessous:




L'affaire est présentée, entre autres, par "The Examiner" et bien sûr Anthony Watts. Le professeur Wratt a bien tenté d'expliquer ces différences par la nécessité d'ajuster les données anciennes, pour une seule des 7 stations de mesures, à cause de la mise en service d'un aéroport, ce qui parait assez pauvre comme argument pour expliquer de telles différences dans la forme des courbes. Mais son explication ne convainc pas les membres de la NZ Climate Science Coalition qui remettent en cause la réponse de wratt dans cet article publié par le magazine "investigate" sur leur blog.

Naturellement, il n'est pas exclu que certains ajustements aient pu être rendus absolument nécessaires pour tenir compte des évolutions des moyens de mesure. Mais entre 0,06°C et 0,92°C/ siècle, il y a tout de même une sacrée différence, et la différence d'allure générale des courbes ne laisse pas entrevoir qu'un simple besoin d'ajustement...

Entre données brutes et données réinterprétées:  l'intervention humaine a multiplié le réchauffement climatique par 15 en Nouvelle Zélande !

A noter que M. Wratt, pourtant employé d'un organisme financé par le contribuable, a mis à disposition ses données brutes, après une longue bataille d'obstruction, mais n'a toujours pas livré ses méthodes d'ajustement et ses programmes... Mais naturellement, il y aura des bonnes âmes pour nous expliquer que cela ne prouve absolument rien.

Enfin, juste quelques présomptions....

En Australie aussi !

Le professeur Australien Warwick Hughes, qui est un de ceux qui ont exigé la fourniture des données brutes du CRU au nom du Freedom Of Information Act britannique, a analysé les données retenues par Phil Jones et ses compères pour l'Australie. Or, le CRU semble avoir systématiquement tout simplement rejeté les données des stations qui ne lui convenaient pas, c'est à dire ne montraient pas un réchauffement.

Hughes ne trouve aucune raison "scientifiquement acceptable" d'une telle exclusion.

Naturellement, on ne peut pas déduire de la seule Australie et de la Nouvelle Zélande que  toutes les données de températures du monde entier ont fait l'objet de tels traitements de faveur par les climatologues affiliés au GIEC.

Mais considérer que les courbes de températures livrées par le CRU ont la moindre crédibilité après cela devient tout de même un acte de foi totalement déconnecté de la moindre considération rationnelle.

Des scientifiques réagissent : la perversion autoritaire du GIEC

Mike Hulme, qui est climatologue dans la même université que Phil Jones, "10ème auteur le plus cité dans les publications sur le climat", ne se montre pas tendre pour le GIEC, dans ce constat publié par le correspondant "environnement" du New York Times, pourtant un soutien du GIEC de longue date, Andrew  Revkin. Voici le principal extrait du constat de M. Hulme:

[Upcoming UN climate conference in Copenhagen] “is about raw politics, not about the politics of science. [...] It is possible that climate science has become too partisan, too centralized. The tribalism that some of the leaked emails display is something more usually associated with social organization within primitive cultures; it is not attractive when we find it at work inside science. It is also possible that the institutional innovation that has been the I.P.C.C. has run its course. Yes, there will be an AR5 but for what purpose? The I.P.C.C. itself, through its structural tendency to politicize climate change science, has perhaps helped to foster a more authoritarian and exclusive form of knowledge production – just at a time when a globalizing and wired cosmopolitan culture is demanding of science something much more open and inclusive.


Phrases clé :"Le GIEC a peut être fait son temps" - "Le GIEC lui même, du fait de sa tendance structurelle à politiser la science du changement climatique, a peut être aidé à favoriser une forme plus exclusive et autoritaire de la production du savoir"

Eduardo Zorita, qui est un relecteur du GIEC, et se juge lui même comme un "petit soldat" des travaux de cette institution, estime que Michael Mann, Phil Jones et Stefan Rahmstorf doivent être exclus des travaux du GIEC, et ce, bien qu'il soit "conscient que sa prise de position lui vaudra sûrement d'être moins facilement publié à l'avenir". Extrait (passages en gras choisis par moi), l'original est sur sa page de biographie au centre de recherche allemand qui l'emploie:

"The scientific assessments in which they may take part are not credible anymore


(...)


I may confirm what has been written in other places: research in some areas of climate science has been and is full of machination, conspiracies, and collusion, as any reader can interpret from the CRU-files. They depict a realistic, I would say even harmless, picture of what the real research in the area of the climate of the past millennium has been in the last years. The scientific debate has been in many instances hijacked to advance other agendas.


These words do not mean that I think anthropogenic climate change is a hoax. On the contrary, it is a question which we have to be very well aware of. But I am also aware that in this thick atmosphere -and I am not speaking of greenhouse gases now- editors, reviewers and authors of alternative studies, analysis, interpretations,even based on the same data we have at our disposal, have been bullied and subtly blackmailed. In this atmosphere, Ph D students are often tempted to tweak their data so as to fit the 'politically correct picture'. Some, or many issues, about climate change are still not well known. Policy makers should be aware of the attempts to hide these uncertainties under a unified picture. I had the 'pleasure' to experience all this in my area of research.


(...)"


Inutile de traduire je pense (blackmailed: soumis au chantage).

Michael Mann sur la sellette

Il n'y a pas que des scientifiques individuels qui commencent à regarder Michael Mann de travers. Son employeur, l'université de Pennsylvanie, va réexaminer ses travaux au vu des révélations des mels du ClimateGate. Autant pour ceux qui nous affirment que ces e-mails sont "normaux" dans le milieu de la science... Pour Penn State U., cela ne coule pas de source.
Les fichiers aussi commencent à parler

Si l'analyse des mels a été finalement assez rapidement menée, celle des programmes et des autres fichiers contenus dans l'archive FOIA2009.zip commence également à révéler des pépites.

Le site Skyfal a fait une fois de plus un travail de compilation remarquable des principales trouvailles, lesquelles portent sur le code ou sur les commentaires insérés par les porgrammeurs à l'intérieur de leurs programmes de traitements des données. Si les protagonistes du ClimateGate se sont défendus en affirmant que "les mels étaient retirés de leur contexte", et vous savez déjà ce qu'il faut penser de cette ligne de défense, il est difficile de trouver plus "contextuel" que du commentaire de code informatique.

Quelques exemples copiés collés chez Skyfal - vous pouvez aller chez eux pour un recensement plus complet.


FOIA/documents/osborn-tree6/mann/oldprog/maps12.pro
FOIA/documents/osborn-tree6/mann/oldprog/maps15.pro
FOIA/documents/osborn-tree6/mann/oldprog/maps24.pro
; Plots 24 yearly maps of calibrated (PCR-infilled or not) MXD reconstructions
; of growing season temperatures. Uses "corrected" MXD - but shouldn't usually
; plot past 1960 because these will be artificially adjusted to look closer to
; the real temperatures.
(ne pas afficher après 1960, les données seront artificiellement ajustés pour ressembler aux vraies températures)


(...)


FOIA/documents/osborn-tree6/mann/mxdgrid2ascii.pro
printf,1,’Osborn et al. (2004) gridded reconstruction of warm-season’
printf,1,’(April-September) temperature anomalies (from the 1961-1990 mean).’
printf,1,’Reconstruction is based on tree-ring density records.’
printf,1
printf,1,’NOTE: recent decline in tree-ring density has been ARTIFICIALLY’
printf,1,’REMOVED to facilitate calibration. THEREFORE, post-1960 values’
printf,1,’will be much closer to observed temperatures then they should be,’
printf,1,’which will incorrectly imply the reconstruction is more skilful’
printf,1,’than it actually is. See Osborn et al. (2004).’
(la récente baisse a été ARTIFICIELLEMENT ENLEVEE pour faciler le calibrage. PAR CONSEQUENT, les valeurs post 1960 seront bien plus proches que la vraie température qu'elles ne devraient, ce qui impliquerait de manière fausse que les reconstructions sont plus fiables qu'elles le sont en réalité)


Données "corrigées"

L'étude des codes de certains programmes est également instructive. L'exemple suivant, qui est lié aux commentaires ci-dessus, et également cité par Skyfal, est analysé plus en détail en langue anglaise par le magazine conservateur "The American Thinker":


For instance, in the subfolder "osborn-tree6\mann\oldprog," there’s a program (Calibrate_mxd.pro) that calibrates the MXD data against available local instrumental summer (growing season) temperatures between 1911-1990, then merges that data into a new file. That file is then digested and further modified by another program (Pl_calibmxd1.pro), which creates calibration statistics for the MXD against the stored temperature and "estimates" (infills) figures where such temperature readings were not available. The file created by that program is modified once again by Pl_Decline.pro, which "corrects it" – as described by the author -- by "identifying" and "artificially" removing "the decline."

But oddly enough, the series doesn’t begin its "decline adjustment" in 1960 -- the supposed year of the enigmatic "divergence." In fact, all data between 1930 and 1994 are subject to "correction."

And such games are by no means unique to the folder attributed to Michael Mann.

A Clear and Present Rearranger  

In two other programs, briffa_Sep98_d.pro and briffa_Sep98_e.pro, the "correction" is bolder by far. The programmer (Keith Briffa?) entitled the "adjustment" routine “Apply a VERY ARTIFICAL correction for decline!!” And he or she wasn't kidding. Now IDL is not a native language of mine, but its syntax is similar enough to others I'm familiar with, so please bear with me while I get a tad techie on you.

Here's the "fudge factor" (notice the brash SOB actually called it that in his REM statement):

    yrloc=[1400,findgen(19)*5.+1904]

    valadj=[0.,0.,0.,0.,0.,-0.1,-0.25,-0.3,0.,-0.1,0.3,0.8,1.2,1.7,2.5,2.6,2.6,2.6,2.6,2.6]*0.75         ; fudge factor

These two lines of code establish a twenty-element array (yrloc) comprising the year 1400 (base year, but not sure why needed here) and nineteen years between 1904 and 1994 in half-decade increments. Then the corresponding "fudge factor" (from the valadj matrix) is applied to each interval. As you can see, not only are temperatures biased to the upside later in the century (though certainly prior to 1960), but a few mid-century intervals are being biased slightly lower. That, coupled with the post-1930 restatement we encountered earlier, would imply that in addition to an embarrassing false decline experienced with their MXD after 1960 (or earlier), CRU's "divergence problem" also includes a minor false incline after 1930.

And the former apparently wasn't a particularly well-guarded secret, although the actual adjustment period remained buried beneath the surface.

Plotting programs such as data4alps.pro print this reminder to the user prior to rendering the chart:

    IMPORTANT NOTE: The data after 1960 should not be used. The tree-ring density records tend to show a decline after 1960 relative to the summer temperature in many high-latitude locations. In this data set this "decline" has been artificially removed in an ad-hoc way, and this means that data after 1960 no longer represent tree-ring density variations, but have been modified to look more like the observed temperatures.

Others, such as mxdgrid2ascii.pro, issue this warning:

    NOTE: recent decline in tree-ring density has been ARTIFICIALLY REMOVED to facilitate calibration. THEREFORE, post-1960 values will be much closer to observed temperatures then (sic) they should be which will incorrectly imply the reconstruction is more skilful than it actually is. See Osborn et al. (2004).

Care to offer another explanation, Dr. Jones?

En clair, nous avons là un algorithme de minoration des données anciennes et majoration des données récentes de températures entre 1930 et 1994, ce qui, je suppose, doit pouvoir être traduit, en langage de Phil Jones, par "une astuce pour cacher le déclin" - A trick to hide the decline. Le blog "Heliogenic" a réalisé une compilation graphique des corrections apportées (seul souci, l'unité verticale du graphique n'est pas précisiée).

Les commentaires des programmeurs à l'intérieur de leurs logiciels montrent qu'à l'évidence ces corrections sont totalement artificielles et n'obéissent à aucune nécessité scientifique. La fraude est manifeste.
Le CRU : données brutes "perdues"

Pendant ce temps, il se confirme (source: the sunday times) que le CRU ne pourra pas livrer ses données brutes, parce que, dit il, il les a... Perdues. Ceci dit, au vu des échanges de mels entre Jones et ses compères, appelant plusieurs fois à "détruire" des données plutôt qu'à les remettre pour des investigations dans le cadre du FOIA, on peut douter du caractère fortuit de cette perte.

Le CRU, toujours cité par le Sunday Times,  a déclaré sur son site Web:

    “We do not hold the original raw data but only the value-added (quality controlled and homogenised) data.”  

A la lecture du paragraphe qui précède, le terme "value added" prend soudain une toute autre dimension ! Quant au contrôle qualité du CRU, ce qu'il faut en penser...


Académie des sciences

La presse française bouge très lentement sur ces questions, au contraire de celle d'outre Atlantique, ou plus encore d'Outre Manche, ou même la BBC évoque, de façon feutrée il est vrai, un audit interne diligenté par l'université d'East Anglia, et des pétitions qui se créent pour forcer une enquête de plus haut niveau sur ce qu'il faut bien appeler un scandale.

Plus modestement, l'Express souligne timidement que le rôle du CO2 anthropogénique dans les changements climatiques ne fait pas l'unanimité au sein de l'académie des sciences, en se gardant bien de fournir tout élément d'appréciation de l'ampleur des divergences, et en se contentant de citer Le Mouel et Courtillot parmi les sceptiques, pour induire dans l'esprit du lecteurs qu'il n'y a vraiment qu'une poignée d'indécrottables pour nier le sacro-saint réchauffement.

Il ne manquerait plus que l'on s'aperçoive qu'il y a une vraie divergence au sein de la communauté scientifique, tout de même...

Dans la presse, ailleurs

UK : Le telegraph : "Le pire scandale scientifique de notre génération"
USA : Wall Street Journal : "Trafiquer le consensus climatique
Canada: National Post : L'affaire Courtillot vs Jones. Ça change de libé !
UK: Financial Times : "climat de soupçon"
UK: London Daily Mail : "La nature a ses propres 'astuces' pour réguler le CO2"
UK: Telegraph : Y a-t-il eu des pressions sur un journaliste de la BBC pour taire le scandale ?
UK: Times : "Le grand scandale du changement climatique"


Google.com et le Climate gate

Pour l'anecdote, dimanche 29 novembre, 12h41 :

Climategate : 10 700 000 résultats de recherche
Global Warming : 10 200 000 résultats de recherche

Comprendre le ClimateaGate : qui est qui, qui a fait quoi ?

Une vidéo (en Anglais, youtube) présente les principaux protagonistes du Climate Gate :

http://www.youtube.com/watch?v=Cu_ok37HDuE&feature=player_embedded


Un poil long à mon avis, mais utile pour ceux qui sont un peu perdus...

Sentiment général après une grosse semaine de ClimateGate

Ce que nous savons, avec certitude :

> Des scientifiques, occupant une position clé au sein de l'équipe de rédaction des différents rapports du GIEC, et dont les conclusions ont servi de base à bien d'autre travaux d'experts qui les ont reprises de bonne foi, se sont livré à des manipulations de données visant à accroître artificiellement la représentation du rchauffement climatique au XXème siècle et à minimiser les réchauffements antérieurs

> Les données brutes "perdues",  à moins qu'elles n'aient été détruites, comme le suggèrent certains mails de l'équipe Jones, seront très difficiles et très longues à reconstituer. L'ampleur de la Fraude sera donc difficile à estimer.

> Les pressions sur les "dissidents" étaient réelles et pouvaient aller jusqu'à de graves représailles au plan professionnel. Des scientifiques ont dû s'auto-censurer pour ne pas encourir les foudres des têtes pensantes du GIEC.

> En supposant que les relevés de concentration de CO2 au volcan de Mauna Laua soient exacts (même si j'en viens à douter de tout, je n'imagine pas que TOUTES les mesures soient absolument pourries, tout de même...), nous avons donc une température qui a certainement moins varié que ce que nous en dit le GIEC au XXème siècle, et qui est restée dans son "fuseau de fluctuations normales" des deux millénaires passés.

> Par conséquent, le lien de causalité, et surtout de sensibilité, entre évolutions des concentrations de CO2 et températures terrestre apparait  plus que jamais remis en question.

    LA SCIENCE SUR LAQUELLE SE SONT FONDEES DES DIZAINES DE DECISIONS ECONOMIQUEMENT TRES CONTRAIGNANTES DANS DE NOMBREUX PAYS EST A REMETTRE TOTALEMENT EN QUESTION !


Copenhague

A ce jour, AUCUN DES DIRIGEANTS AYANT ANNONCE SA PRESENCE A COPENHAGUE n'a fait mention du scandale. Et tous continuent d'annoncer des concessions en vue d'annoncer des accords de réduction du CO2. Lequel, répétons le, n'est pas un polluant, chimiquement parlant (c'est le gaz dont les plantes se nourrisent pour la photosynthèse) et ne pose sans doute aucun problème décelable en terme de températures atmosphériques.

Or, au vu d'un tel scandale, la seule option viable devrait être d'annoncer un gel de tous les processus politiques découlant des travaux du GIEC, voire la dissolution du GIEC lui même et la remise de la recherche climatique dans des processus purement universitaires déconnectés des pressions gouvernementales.
« Modifié: décembre 13, 2010, 08:18:52 by Jacques »
La science se distingue des autres modes de transmission des connaissances, par une croyance de base : nous croyons que les experts sont faillibles, que les connaissances transmises peuvent contenir toutes sortes de fables et d’erreurs, et qu’il faut prendre la peine de vérifier, par des expériences

Jacques

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Re : Climategate...
« Réponse #1 le: février 14, 2010, 11:54:06 »
Citer
La stratégie de défense des protagonistes de "la bande du climate gate" se met en place. Sans grande surprise, ils essaient de minimiser l'événement. Plus tristement surprenant est que la presse Francophone, dans sa quasi totalité, se range sans le moindre examen critique derrière cette ligne de défense. Examinons les arguments de ceux qui veulent à tout prix que cette affaire se dégonfle.
Ligne de défense 1 : attaquer les "négateurs"

Il faut d'une part, discréditer les "négateurs", néologisme révélé par l'inévitable Stéphane Foucart, du monde, dans une interview de Thomas Stocker, co président d'un des groupes scientifiques du GIEC, que je cite à titre d'exemple représentatif de nombreux autres papiers :


"Les négateurs du réchauffement ignorent les faits établis"

(...)

Les principaux sont que la température moyenne globale a augmenté au siècle dernier de plus de 0,7 °C, que les océans se sont élevées de 17 cm, que les glaces ont perdu 10 % de leur couverture

(...)
Plusieurs ensembles de preuves obtenues de manière indépendante établissent un lien causal entre ces observations et l'augmentation de la concentration atmosphérique des gaz à effet de serre.


Les faits établis ? mais sur ces faits établis, lesquels devraient ils être audités suite aux révélations des manipulations de l'équipe du CRU et de ses alliés d'outre océans ? Ajoutons que la perte de couverture des glaces arctiques, qui semble s'être inversée depuis trois ans (mais un tel délai est trop bref pour diagnostiquer un retournement de tendance, il est vrai), est compensée par une augmentation de la couverture de glace antarctique (voici un accès aux grands indicateurs remis à jour en temps réel). M. Stocker n'hésite donc pas à continuer dans le mensonge le plus grossier destiné aux lecteurs de la presse grand public qui nont pas le temps ou la volonté de se livrer à un travail d'élargissement de leurs sources d'information. Continuons :

Aux Etats-Unis, de prétendus think tanks, financés par les industries pétrolières et minières, louent les services de scientifiques qui n'ont souvent jamais travaillé sur le climat, mais qui produisent des documents qu'ils diffusent, qu'ils mettent à disposition des médias, des décideurs politiques ou de leur entourage.

Répondons sur le même ton : "Dans le monde entier, de prétendus scientifiques, très grassement financés par les gouvernements, lesquels couperont le robinet si "on" ne leur annonce plus de catastrophe, dont certains sont parfois devenus climatologues sur le tard, produisent une recherche qu'ils bidouillent, et diffusent très largement dans les médias, auprès des décideurs politiques, etc...".

Redevenons sérieux: tout y passe dans la déclaration de M. Stocker: la prétendue dépendance des sceptiques au lobby pétrolier (voir cette recherche SPPI à ce sujet), et le fait que nous n'aurions jamais travaillé sur le climat. Ah, l'argument d'autorité...

Monsieur Stocker fait bien peu de cas des sommités mondiales, parfois anciens membres du GIEC, parfois encore membres du GIEC, qui ont publié des centaines, voire des milliers de papiers de grande qualité, qui remettent en cause les grands postulats du GIEC. En voici modestement 450. Mais il est vrai que M. Stocker a une réponse toute faite contre ces papiers :

Notre travail est fondé sur la littérature scientifique revue par les pairs. Nous évaluons celle-ci sans distinction, quand bien même elle a pu être publiée dans des conditions d'intégrité discutables - de telles situations ont d'ailleurs été débattues en France voilà quelques mois. Nous n'adoptons pas nécessairement les résultats publiés, même s'ils le sont dans des revues comme Nature, Science ou Earth and Planetary Science Letters, mais nous les évaluons à la lumière de l'ensemble des connaissances, qui compte nombre de faits désormais établis.

Autrement dit, je traduis: "les résultats des papiers qui viendraient à contredire les faits que nous avons précédemment établis, (et de quelle façon !!), sont illico écartés."

Il est certain que de cette façon, la science ne peut qu'avancer dans une seule direction !

Mais Revenons à cet argument d'autorité. "Vous n'êtes pas des spécialistes" ! Comme je l'ai déjà dit, Michel Rocard et Jean Louis Borloo non plus, pourtant, ils prennent au nom d'une science dont le moins que l'on puisse dire est qu'ils la maîtrisent mal (Ah, le trou d'ozone et la poêle à frire...), des décisions qui couteront des milliards inutilement pris aux français. Et naturellement, la même chose peut être dite de 99% des politiques du monde entier qui prennent des postures environnementalistes et des mesures lourdes de conséquences.

Il est donc normal, dans un tel contexte, que des citoyens "lambda", par nature non spécialistes, mobilisent le peu de neurones que la nature leur a chichement donnés, et, malgré leur infériorité intellectuelle manifeste vis à vis des demi-dieux du GIEC, essaient de savoir si ce qu'on leur raconte est vrai, trouvent curieux que les officiels leur parlent de "consensus" quand tant de voix dissidentes scientifiquement remarquablement argumentées existent, puis trouvent encore plus curieux que la science officielle lance de véritables cabales contre les sceptiques, et n'en arrivent, après avoir étudié en profondeur la question, à la conclusion que non seulement la science officielle n'était pas aussi établie qu'elle prétendait l'être, mais qu'elle tentait sciemment d'empêcher les hypothèses contraires d'émerger.

Bref, M. Stocker, tous les gens qui dénoncent les magouilles de vos collègues du GIEC Jones, Mann, trenberth, Briffa et consorts, ne sont pas des vendus à tous les lobbys possibles et imaginables. Ce sont des simples citoyens qui sont parfaitement légitimes à agir ainsi, pourvu qu'ils fassent l'effort nécessaire pour pouvoir s'informer, comprendre, transcrire en termes compréhensibles leurs interrogations. De ce fait, le débat ainsi alimenté pourrait être sain, si vous et vos amis n'aviez pas dès le départ, comme le montrent les mels de Jones et Al., choisi la voie du dénigrement, et de l'ostracisation des "dissidents" (terme figurant dans un des mels, 1106338806)


Deuxième ligne de défense : "c'est un pétard mouillé"

Il faut MINIMISER l'affaire. A tout prix. Par exemple, Le Point parle d'une "affaire embarrassante de portée limitée".

La presse classique est donc vent debout pour affirmer que ces mels ne sont que des "pétards mouillés", pour reprendre l'expression de la RTBF, qui me cite en lien d'ailleurs. Le hack (si c'en est un: Des hypothèses alternatives existent, qui impliquent soit des négligences de sécurité, soit une vengeance d'un "insider" en désaccord avec Jones and co...), qui "tombe au bon moment", est évidemment uniquement publié "pour discréditer les scientifiques".

Un peu comme si un hacker dévoilait la correspondance secrète de Bernard Maddoff, et que la presse rejetait son contenu d'un geste du revers de manche, en affirmant que ces mels n'ont été mis en circulation que pour "discréditer la finance"...

Non, messieurs, il ne s'agit pas de discréditer la science, mais au contraire de la réhabiliter ! La science, c'est le GIEC qui la discrédite depuis longtemps, car les mels ne révèlent pas un scandale totalement inconnu de ceux qui voulaient s'informer auparavant, mais ne font qu'apporter des preuves éclatantes de manipulations que de nombreux observateurs soupçonnaient déjà. Les gens qui reprennent ces mels le font simplement parce qu'ils sont choqués par ce qu'ils y trouvent. Et de nombreux scientifiques honnêtes en ont plus qu'assez de voir comment certains assassinent la science.

Prenons encore pour exemple un second article de M. Stéphane Foucart, pour le soi disant Journal de Référence, "Le Monde". Mais j'aurais également pu citer M. Lécluyse, de l'express, qui s'est surpassé ici.

Selon M. Foucart, la controverse ne porterait que sur un seul mel ou l'usage du mot "Trick" serait interprété de façon excessive par les sceptiques. Selon l'article de la RTBF que j'ai cité plus tôt, reprenant en cela l'expression mot pour mot du site real climate, il ne s'agirait que de mels cités en dehors de leur contexte, et donc déformés. Cet argument est repris en boucle par nombre d'organes de presse.

"Hors contexte" :  examinons l'argument

On peut effectivement admettre, en se tirant bien les cheveux, que cet email de Phil Jones auquel M. Foucart fait allusion, qui mentionne l'usage de "tricks" pour "cacher le déclin", ne signifie pas "tricher pour cacher la baisse des températures" mais "utiliser une astuce pour séparer un bruit de fond d'un signal", comme Jones semble le suggérer. Juste une "façon de parler", quoi... Admettons, admettons, quoique ce ne soit guère plausible.

Mais MM. Foucart ou Lécluyse pourront-ils trouver des explications similaires à tous les mels suivants, qui se comprennent très bien sans le moindre besoin de remise en contexte ? Petit extrait :

    * tentative de subversion du processeus de peer-reviewing,
    * refus de donner certaines données aux journaux insuffisamment dociles,
    * tentatives d'intimidation pour modifier la ligne éditoriale d'un journal,
    * tentatives d'échapper aux obligations légales de divulgation de données publiques,
    * évasion fiscale,
    * manque de respect à la mémoire des morts sceptiques,
    * manipulation de resultats,
    * échange curieux sur l'utilisation de certains fonds...,



Les huit mels ci dessus ne sont qu'un tout petit échantillon. Le site Skyfal en propose quant à lui 62 avec les liens (et ils n'ont pas tout trouvé), traitant aussi bien de méthodes de manipulation de médias, de cabale contre des "opposants", de manipulation de données, de manipulation des process de relecture, et surtout, 17 mels montrant que la fine équipe était parfaitement au courant que ses résultats étaient sujets à caution, et que son problème était d'arriver à maquiller ces divergences scientifiques (rubrique "consensus de façade").

Un peu de contextualisation :
Si les journalistes français veulent du contexte, il faut leur en donner.

Dans plusieurs cas, le CRU a refusé de communiquer ses données ou ses modèles à certains demandeurs. Citons S.McIntyre et R.McKitrick, qui ont réfuté le modèle mathématique de la crosse de Hockey, Vincent Courtillot, qui en parle dans ses conférences, et Warwick Hughes, un chercheur australien.

Voici une sélection de mels où les protagonistes évoquent leurs tactiques pour se soustraire à toute tentative de divulgation, y compris en se jouant des lois de Freedom of Information Act (source Skyfal)

    * Phil Jones encourage ses collègues à supprimer les informations sujettes au FOIA (freedom of information act). (1212063122)
    * Tom Wigley explique comment faire face au FOIA (freedom of information act) au Royaume-Uni. Jones dit d'utiliser l'argument de l'IPR (droits de propriétés intellectuelles) pour ne pas divulguer les codes. Dit que les données sont protégées par des accords internationaux et que le CRU «se cachera derrière eux». (1106338806) -

      Cette affaire, je l'avais déjà évoquée ici.

    * Jones avoue à Mann, Bradley… qu'il a trouvé un moyen de ne pas avoir à publier les commentaires des relectures du chapitre 6 de l'AR4 (rapport du GIEC 2007) [suite à une demande FoIA par David Holland]. (1210367056)
    * Jones affirme que les organisations climatiques au Royaume-Uni  se sont entendues pour déjouer le FoIA [qui les obligent à rendre les données publiques]. Sur les conseils du commissaire à l'information [!] (1219239172)
    * Jones dit à Mann qu'il lui envoie les données des stations. Dit que si McIntyre les demande sous FoIA, il les supprimera plutôt que de les remettre. Dit qu'il va se cacher derrière les lois de protection des données. Dit que Rutherford a gaspillé énormément de temps en créant un répertoire FTP pour Osborn. Dit que Wigley s'inquiète d'avoir à rendre public le code de ses modèles. Discutent également de la version préliminaire de l'AR4 (rapport GIEC 2007). Mann dit que le chapitre paléoclimatiques sera controversé mais que les auteurs de ce chapitre ont les personnalités adéquates pour faire face aux sceptiques. (1107454306)
    * Santer se plaint au sujet des demandes de FoIA par McIntyre. Il dit qu'il attend le soutien de la direction du Lawrence Livermore Lab. Jones dit qu'une fois la direction du CRU mise au courant du genre de personnes [sceptiques] auxquelles les scientifiques avaient affaire, elle est devenue d'un grand soutien. Dit que le VC [vice-chancelier] sait ce qui se passe (dans un cas). (1228330629)
    * Phil Jones écrit à Steve [Schneider], rédacteur en chef de Climatic Change [ainsi que d'autres du comité de rédaction de la revue?], lui disant qu'il ne devrait pas accéder à la demande McIntyre d'obtenir le code informatique des articles de Mann. Plus tard, dans un courriel à Mann ("Rien que pour vos yeux , à supprimer après lecture") Jones dit qu'il a dit à Schneider séparément [vraisemblablement sans dire au reste du conseil] qu'il devrait demander l'avis d'autres et aussi consulter l'éditeur et consulter un avocat. (1074277559)


Allez, encore un peu de mise en contexte ? J'ai également évoqué (toujours dans le même article), et d'autres l'ont fait encore mieux que moi (voir par exemple Jean Martin, c'est à dire Jacques Duran), l'affaire de la sélection totalement biaisée d'échantillons d'arbres (dite affaire "YAMAL") attribuée à Keith Briffa pour donner à la courbe de reconstitution des températures passées par dendrochronologie un aspect "réchauffement correct". Voici ce que les mels révèlent sur cette manoeuvre:

    * Mann dit à Jones que ce serait bien de "contenir" le prétendu optimum médiéval. (1054736277)
    * Tom Wigley dit que Keith Briffa s'est attiré des ennuis avec la chronologie de Yamal (mais dit aussi que cette chronologie ne change pas grande chose). Il se demande comment Briffa expliquerait le test de sensibilité de McIntyre sur Yamal et comment il justifierait le choix d'une chronologie mal répliquée au lieu d'une meilleure. Se demande s'il le pourrait. Dit que la dissimulation de données en question est une patate chaude, que c'est un procédé que de nombreux "bons" scientifiques condamnent. (1254756944)
    * Avant l'AR3 (rapport GIEC 2001), Briffa dénonce les pressions pour produire une image simpliste de «prétendu réchauffement sans précédent depuis mille ans donné par les données indirectes [proxies]". Briffa dit que la période moderne n'est pas différente d'il y a mille ans. (0938018124)
    * Funkhouser dit qu'il a usé de tous les tours dans son sac pour tenter d'extraire une courbe en crosse de hockey de la série [de proxies de température] de Kyrgistan et qu'il n'y arrive pas. Ne pense pas qu'il soit productif de jongler davantage avec les statistiques de la chronologie [scrupule que n'a pas Mann et ses multiples courbes en crosse de hockey]. (0843161829)


J'arrête là la litanie. Ceux qui s'obstinent à ne voire dans la révélation de ces manoeuvres un simple fait divers sans importance sont en plein déni de réalité. Quant aux raisons de ce déni, cela les regarde. Reste à savoir si d'autres voudront regarder !

Même mouillé, le pétard fait du bruit

Cependant, la presse Française devrait tout de même se méfier de son conformisme moutonnier.

Tout d'abord, elle a des concurrents. Agoravox a repris mon article, ou celui ci d'une autre auteur dont j'ai hélas perdu le nom, qui aborde la même question sous un angle différent. Rue89, malgré ses liens historiques avec Libération, se montre au moins neutre et factuel, et ne cache pas que l'affaire pose des questions.

Les réactions des lecteurs dans les commentaires du Monde, de l'express, de Libération (cf. blog du complice idéologique de St. Foucart, S. Huet), ou sur la reprise de mon post sur Agoravox (83% de votes positifs pour l'article, soit dit en passant), montrent que l'opinion est partagée, et que les "citoyens sceptiques" représentent au moins la moitié de l'audience. Ils commencent à en avoir assez d'être pris par des petits débiles par des Foucart, Huet ou Lecluyse. Souvent mieux informés que ces "journalistes" ouvertement biaisés, nombre de commentateurs, lorsqu'ils ne sont pas purement et simplement censurés, submergent les impétrants de faits et liens montrant leurs contradictions, parfois en termes véhéments.

Certes, il y a aussi des "réchauffistes", parfois polis, parfois violents (je me fais traiter de "crapule libérale" par un habitué du freedom-bashing sur AV, certains affirment que je cherche de l'argent pour "mes think tanks" (sic), d'autres que je suis la tête de pont des "neo cons" en France... )

Le presse quotidienne française se demande pourquoi elle n'arrive pas à survivre sans aide de l'état, peut-être devrait elle se demander si l'attitude bornée et butée de certains de ses journalistes sur des sujets sensibles ne contribue pas à ruiner sa crédibilité.

Dans le monde anglo-saxon

Les réactions de presse dans le monde anglo-saxon sont bien plus diverses. Si certains médias collent à la ligne "défensive", d'autres sont bien plus incisifs.

Le Daily Telegraph se fait l'écho de la demande de l'ancien ministre des finances de Mme Thatcher et M. Major, Nigel Lawson, qui demande une enquête sur les agissements du CRU, estimant que la crédibilité de cet organisme était menacée, et avec elle celle d'une bonne partie de la science britannique.

Vous me direz que Lawson s'est fait remarquer en expliquant que quand bien même le CO2 serait un danger, ce dont il doute, le meilleur moyen de s'en prémunir était de laisser le marché trouver les solutions aux problèmes posés, ce qui en fait de facto un ennemi personnel de tout politicien ou militant écologiste qui se respecte.

Mais que dire des réactions de George Monbiot ? Monbiot n'est pas n'importe qui: c'est le gardien du temple écologiste du Guardian, organe de presse de gauche, en moins obtus que Libération, cependant. Monbiot, activiste écologiste, qui avait envers et contre tout soutenu toutes les thèses catastrophistes et les travaux du CRU, estime que l'affaire est grave et, dans les commentaires de cet article du Guardian, que Phil Jones devrait démissionner :

I am now convinced that they [les messages, NdVB.] are genuine, and I’m dismayed and deeply shaken by them.

(...)

Yes, some of the comments have been taken out of context. But there are some messages that require no spin to make them look bad. There appears to be evidence here of attempts to prevent scientific data from being released(2,3), and even to destroy material that was subject to a freedom of information request(4).

Worse still, some of the emails suggest efforts to prevent the publication of work by climate sceptics(5,6), or to keep it out of a report by the Intergovernmental Panel on Climate Change(7). I believe that the head of the unit, Phil Jones, should now resign. Some of the data discussed in the emails should be re-analysed.

Et dans les commentaires, Monbiot livre un surprenant début d'autocritique:

    I apologise. I was too trusting of some of those who provided the evidence I championed. I would have been a better journalist if I had investigated their claims more closely.

Certes, Monbiot estime que cette affaire ne remet en cause que "quelques scientifiques" et que l'essentiel de la science derrière les travaux du GIEC est toujours valide, et il tourne en dérision ceux qui y voient une "conspiration" à la fin de son article. Il n'a pas encore voulu admettre que les "3 ou 4" (en fait, une bonne dizaine) scientifiques décrédibilisés n'étaient pas les moins importants de la chaine de production du "savoir" au sein du GIEC. Mais voir une personne d'un tel niveau d'implication dans l'activisme anti-carbonique reconnaître qu'il s'est fait vendre de la mauvaise science, montre que visiblement, le cas des protagonistes du Climate Gate est indéfendable.
De son côté, le Wall Street Journal enfonce le clou :

However, we do now have hundreds of emails that give every appearance of testifying to concerted and coordinated efforts by leading climatologists to fit the data to their conclusions while attempting to silence and discredit their critics. In the department of inconvenient truths, this one surely deserves a closer look by the media, the U.S. Congress and other investigative bodies.


Du côté des télévisions, par contre, le reporting reste timide même de l'autre côté de l'Atlantique, à part le brillant polémiste Glenn Beck. Mais nul doute que si des politiques de haut niveau arrivent à porter des actions sinon judiciaires, du moins parlementaires, sur ces faits, alors le traitement médiatique du climate gate changerait du tout au tout.

Or, le sénateur Inhofe, figure de proue du scepticisme politique aux USA, va demander une enquête du congrès sur la partie américaine du scandale, à tout le moins. De même, le Competitive Enterprise Institute va porter plainte contre la NASA, et plus particulièrement le Goddard Institute for Space Studies, dirigé par James Hansen, que l'on ne présente plus aux lecteur d'Objectif Liberté, pour refus de se soumettre au Freedom Of Information Act américain depuis 3 ans. Nul  doute que les juges étudieront la plainte avec un oeil nouveau après un tel scandale !

Le pétard mouillé pourrait bien devenir fumant !

Conclusion

Les chercheurs incriminés par les mels du CRU sont libre de choisir la ligne de défense qu'ils souhaitent et je ne leur contesterai pas ce droit fondamental.

Par contre, il est tout à fait regrettable que les médias, et notamment les médias hexagonaux, adoptent sur ces questions, de façon quasi pavlovienne, la thèse des chercheurs du GIEC. Ils adoptent de ce fait une posture purement idéologique et oublient toutes les bases du journalisme sérieux: vérification de l'authenticité (faite par le New York Times et ses pairs anglo-américains), analyse, recoupements, et conclusions. Nos journalistes environnementaux écrivent d'abord la conclusion, puis l'habillent d'analyses à l'emporte pièce, en tenant pour acquis un seul point de vue et en dénigrant par avance toute opposition.

Mais l'imperméabilité croissante du public à ces thèses alarmistes, révélée par les forums de lecteurs des grands journaux, montre que le pouvoir d'information s'est déplacé en partie (en partie seulement, tout de même) de la presse classique à la presse indépendante. Les blogs qui ont su établir une vraie crédibilité (n'en déplaise aux néo-fascistes rouges-bruns-verts qui m'abreuvent d'injures à longueur de forum, je pense qu'objectif liberté en fait partie) sont aujourd'hui une source de réinformation jugée valide par le public.

Tôt ou tard, les escroqueries perpétrées par la tête du GIEC, sous l'égide de l'ONU, autour du réchauffement climatique, et toutes les décisions gouvernementales autour de cette science biaisée, deviendront un scandale public. Toute la question est de savoir combien de temps cela prendra encore.

------------------

Quelques liens récents sur ces affaires

L'analyse d'Emmanuel Martin : Du Foot au climate Gate, seul le résultat compte

Celle de Cécile Philippe : Aurons nous droit à un vrai débat sur le climat ?

Et le très attendu : Compte rendu de l'affaire par Jean MARTIN (Jacques Duran)


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Rédigé par Vincent Benard dans environnement, médias


http://www.objectifliberte.fr/2009/11/climategate-3.html
« Modifié: avril 22, 2010, 06:13:27 by Jacques »
La science se distingue des autres modes de transmission des connaissances, par une croyance de base : nous croyons que les experts sont faillibles, que les connaissances transmises peuvent contenir toutes sortes de fables et d’erreurs, et qu’il faut prendre la peine de vérifier, par des expériences

Jacques

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Réchauffement climatique – Le doute monte chez nos voisins.
« Réponse #2 le: février 14, 2010, 11:56:20 »
Réchauffement climatique – Le doute monte chez nos voisins.

http://www.paperblog.fr/2824029/rechauffement-climatique-le-doute-monte-chez-nos-voisins/

Citer
La presse et les médias du Royaume Uni, des Pays Bas, d'Allemagne et de Belgique, accordent de plus en plus d'attention aux doutes sur la version dominante du réchauffement climatique supposément dû aux activités humaines.

A la BBC, les critiques des scientifiques proches du GIEC se multiplient. Le 2 février, on a pu voir sur sur Newsnight une interview très critique de Chris Field, représentant du GIEC, en particulier au sujet du Glaciergate et des estimations sur les dégâts économiques d'une éventuelle hausse des températures, qui sont peu ou pas renseignées mais néanmoins largement utilisées pour attirer l'attention sur les supposés risques du réchauffement.

Le 8 février, c'était au tour de Robert Watson, un ancien chef du GIEC, de se voir pressé dans les cordes sans ménagement par Andrew Neil dans l'émission Dear Daily Politics.

Comme introduction, on y entend M. Neil affirmer « Nous avons la destruction de données, l'exagération des impacts du réchauffement, le maltraitement des sceptiques, comment a-t-on pu en arriver là ? ». Enfin, le 13 février, le professeur Phil Jones, qui a du démissionner de son post de chef de l'Unité de Recherche sur le Climat de l'Université D'East Anglia suite aux soupçons de rétention d'information créés par la fuite d'emails connue sous le nom de Climategate, avoue aujourd'hui qu'on ne peut pas exclure l'existence de l'optimum médiéval, plus chaud que la période actuelle, ce qui remettrait en cause la célèbre courbe en crosse de hockey de Michael Mann (son correspondant de l'Université américaine de Penn State), et que la période actuelle de réchauffement n'est pas différente de périodes similaires dans le passé où l'activité humaine n'est, bien sûr, pas en cause. Il reconnait de plus que les données qu'il a utilisées pour ses publications sensées confirmer le réchauffement anthropique, sont mal organisées, et même qu'il en a perdu certaines.

D'après le Daily Mail, Phil Jones aurait même affirmé que la planète n'a plus connu de réchauffement statistiquement significatif depuis 15 ans, soit plus longtemps même que le dernier épisode de El Niño de 1998.

Aux Pays Bas, cette semaine, l'hebdomadaire Elsevier fait sa une sur le sujet, avec un titre on ne peut plus clair : « Les mensonges du climat, comment la science a perdu tout crédit avec la manipulation des chiffres et des faits ». Dans ce pays, la presse a réagi avec force à l'erreur inouïe du rapport du GIEC qui prétend que qu'il se trouve à 55% sous le niveau de la mer, alors que le vrai chiffre est 20%. Les appels à une critique officielle du mode de sélection des contributeurs Néerlandais du GIEC se sont multipliés.

L'Allemagne n'est pas en reste non plus. Outre Rhin, deux éminents scientifiques, Helmut Grassl, ancien Directeur de l'Institut Max Planck de Météorologie de Hambourg et Hans von Storch, le chef de l'Institut de Recherche Côtière au centre de recherches GKSS de Geesthacht, déclarent que la présence de Rajendra Pachauri à la tête du GIEC est désormais dommageable. M. Grassl va même jusqu'à appeler à sa démission. Ces déclarations ont été reprises par les plus grands titres du pays, tels Die Zeit et Die Welt.

En Belgique, enfin, c'est un chercheur de l'Institut Royal de Météorologie de Uccle, Piet Termonia, qui a rompu la belle unanimité en affirmant dans l'hebdomadaire Knack que la façon dont la science du climat est « vendue » au grand public contient trop d' exagérations et que cela risque d'endommager la crédibilité de la science du climat dans son ensemble. Dans une interview intitulée « ce Qu'Al Gore ne nous a pas dit », M . Termonia précise que la Terre ne se réchauffe plus depuis 2000, et qu'il est bien possible qu'elle se refroidisse tout au long des 10 prochaines années.

Autant il soutient que, dans une hypothétique colonne d'air sans circulation aucune, un doublement de la teneur en CO2 entrainerait un réchauffement de 1°C, autant il reconnait que cela ne prend pas en compte des phénomènes tout aussi importants, sinon plus, comme la teneur en vapeur d'eau de l'atmosphère qui n'est pas connue, ou la circulation des masses d'air. Du fait de la complexité des feed back de l'atmosphère réelle, les climatologues ne font pas de prévisions. Tout ce qu'ils peuvent faire est calculer des scénarios. Ses affirmation donnent clairement à penser que la science n'est aucunement en mesure de nous dire comment se comporte et se comportera ce système si complexe.

Qu'il ne démorde pas, au bout du compte, de l'idée d'un réchauffement à long terme, ne se fonde finalement sur aucune des explications données dans l'interview.

Étant donné la nature fédérale de l'Institut Royal Météorologique, on ne peut qu'être frappé, voire plus qu'étonné, que les propos de M . Termonia n'aient eu jusqu'à présent aucune retombée dans la presse francophone du pays.
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Re : Climategate...
« Réponse #3 le: mars 08, 2010, 12:08:14 »



« Modifié: mars 08, 2010, 12:10:48 by Jacques »
La science se distingue des autres modes de transmission des connaissances, par une croyance de base : nous croyons que les experts sont faillibles, que les connaissances transmises peuvent contenir toutes sortes de fables et d’erreurs, et qu’il faut prendre la peine de vérifier, par des expériences

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Re : Climategate...
« Réponse #4 le: mars 08, 2010, 11:54:48 »
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Climategate... Fraude à la teneur en CO_2 atmosphérique.
« Réponse #5 le: mars 17, 2010, 12:53:31 »
Citation de: jivre
... tu oublies une chose: on sait très bien d'où provient la hausse de CO2 dans l'atmosphère, ...

Oui, on le sait : cette hausse provient d'une fraude. Ou a minima, d'une accumulation de fautes majeures.
Elle a été commise en premier lieu par G. S. Callendar, à partir de 1938. Et reprise par le GIEC

Plus de détails :
http://www.biomind.de/realCO2/
http://www.pensee-unique.fr/001_180_years_accurate_Co2_Chemical_Methods.pdf
http://www.pensee-unique.fr/courbes.html



Ces variations du taux de CO2 atmosphérique ont été confirmées par les variations des stomates de feuilles de végétaux, obtenues à partir de fossiles de Betula Pendula et de Betula pubescens (sortes de bouleaux) provenant du Lac Lille Gribsø au Danemark :



Références :
http://www.sciencedirect.com/science?_ob=ArticleURL&_udi=B6VBC-4CS4HX1-2&_user=10&_coverDate=10%2F31%2F2004&_rdoc=1&_fmt=high&_orig=browse&_sort=d&view=c&_acct=C000050221&_version=1&_urlVersion=0&_userid=10&md5=a3accdb36dbd221051539332a9646970 pour le résumé seul.
Texte complet :
http://www.geocraft.com/WVFossils/Reference_Docs/Holocene_CO2_stomata_Wagner_etal_2004.pdf
ou http://igitur-archive.library.uu.nl/bio/2007-0323-200545/wagner_04_reproducibilityofholocene.pdf

Comme chapitre intérieur d'un livre :
http://igitur-archive.library.uu.nl/dissertations/2004-1214-121238/c5.pdf

Résumé :
Citer
The majority of the stomatal frequency-based estimates of CO2 for the Holocene do not support the widely accepted concept of comparably stable CO2 concentrations throughout the past 11,500 years. To address the critique that these stomatal frequency variations result from local environmental change or methodological insufficiencies, multiple stomatal frequency records were compared for three climatic key periods during the Holocene, namely the Preboreal oscillation, the 8.2 kyr cooling event and the Little Ice Age. The highly comparable fluctuations in the palaeo-atmospheric CO2 records, which were obtained from different continents and plant species (deciduous angiosperms as well as conifers) using varying calibration approaches, provide strong evidence for the integrity of leaf-based CO2 quantification.
Article Outline

1. Introduction
2. Discussion

2.1. Modern calibration data sets
2.2. Palaeo-atmospheric CO2 reconstructions
2.3. The Preboreal oscillation (Fig. 2A and D)
2.4. The 8.2 kyr BP cooling event (Fig. 2B and E)
2.5. The last millennium (Little Ice Age) (Fig. 2C and F)

3. Conclusions
Acknowledgements
References

Article antérieur, en 2002 :
http://www.pnas.org/content/99/19/12011.full.pdf

Et voilà !
Non seulement les courbes de températures made in GIEC, sont frauduleuses, mais les courbes de teneur en CO2 atmosphérique made in GIEC sont elles aussi grossièrement frauduleuses...
« Modifié: décembre 10, 2012, 03:57:40 by Jacques »
La science se distingue des autres modes de transmission des connaissances, par une croyance de base : nous croyons que les experts sont faillibles, que les connaissances transmises peuvent contenir toutes sortes de fables et d’erreurs, et qu’il faut prendre la peine de vérifier, par des expériences

Jacques

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LE GIEC EST MORT, vive la science !
« Réponse #6 le: juin 14, 2010, 11:59:18 »
http://www.categorynet.com/communiques-de-presse/cause-humanitaire/drieu-godefridi-publie-le-giec-est-mort,-vive-la-science-!-20100603127986/

Citer
Drieu Godefridi publie

LE GIEC EST MORT,
vive la science !

TEXQUIS éditions - 3 juin 2010

Résolument à contre-courant dans le débat climatique, l'auteur de cet essai soutient que le GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) est une mystification consistant à présenter comme scientifique un projet essentiellement politique, et que cette mystification est la plus formidable de la science moderne par la fulgurance et le caractère planétaire de son succès.

L'essai se lit également comme une audacieuse leçon de rigueur administrée par la philosophie à la science. S'opposant aux partisans du GIEC, mais se démarquant également de ce qu'il appelle les gribouillages de Claude Allègre, l'auteur suggère que l'on distingue le débat au sein du GIEC, qui relève des sciences exactes, et le débat sur le GIEC, qui est de nature épistémologique, c'est-à-dire institutionnelle, logique, de méthode.

Claude Allègre et Vincent Courtillot d'un côté; Jean Jouzel, Hervé Le Treut, Jean-Pascal van Ypersele et de nombreux climatologues de l'autre : le débat climatique paraît tant polarisé, entre climato-sceptiques et experts du GIEC, qu'il semble pour le moins malaisé de se faire une religion ! Cela d'autant mieux que l'honnête homme s'arrête respectueusement au seuil du débat climatique proprement dit, qui lui semble relever d'une sphère de compétence qui le dépasse, pour se limiter à compter les points médiatiques.

Le propos de l'auteur est de montrer que le débat sur le GIEC ne relève nullement de la physique, mais d'une réflexion de nature institutionnelle : de par sa structure, le Groupe d'experts sur le climat est-il de nature à produire une synthèse scientifiquement valable de la science climatique ?

Comme l'explique, dans sa préface, Henri Lepage :

« La critique de Drieu Godefridi se situe sur un tout autre plan : celui de la critique philosophique et épistémologique. L'apport de son travail est de nous montrer comment tout ce que l'on peut reprocher aujourd'hui au GIEC – notamment sa dérive quasi totalitaire vers l'intolérance de tout point de vue un tant soit peu dissident – plonge ses racines au plus profond des concepts qui ont servi de matrice à sa mise en place et à son développement. Si l'on était dans le domaine du vivant, nous dirions que tout était déjà ses “gènes”. Principalement, l'essai de Godefridi nous ramène à ce théorème fondamental de la philosophie des sciences selon lequel si l'objet de la Science est de nous dire « ce qui est », elle ne peut en tout état de cause pas nous dire « ce qui doit être », car dans toute action, dans toute décision, dans tout choix économique, politique et social intervient nécessairement un élément irréductible de subjectivité individuelle qui fait qu'on ne pourra jamais déduire des “normes” faussement qualifiées de scientifiques, de ce qui n'est qu'une simple explication scientifique de faits. »

La science se distingue des autres modes de transmission des connaissances, par une croyance de base : nous croyons que les experts sont faillibles, que les connaissances transmises peuvent contenir toutes sortes de fables et d’erreurs, et qu’il faut prendre la peine de vérifier, par des expériences

Jacques

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Rajendra Pachauri conseille à l'IPCC de se méfier des journalistes, trop curieux...

http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3244,50-1387928,0.html

Citer
Les auteurs du GIEC sommés de se tenir "à distance" des médias
LE MONDE | 14.07.10 | 13h50  •  Mis à jour le 14.07.10 | 14h28

Méfiez-vous des journalistes. Début juillet, les 831 scientifiques et économistes sélectionnés pour rédiger le prochain rapport du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC) ont tous reçu une lettre de la présidence de l'institution onusienne, les invitant à la plus grande prudence dans leurs rapports avec la presse.

Le courrier, révélé samedi 10 juillet sur son blog par Andrew Revkin, professeur à la Pace University de New York, est sans ambages. "Mon conseil sincère serait que vous vous teniez à distance des médias, y écrit le président du GIEC, l'Indien Rajendra Pachauri. Toute question posée sur votre groupe de travail devrait être redirigée vers ses coprésidents et toute question sur le GIEC devrait être redirigée vers son secrétariat."

A l'évidence, les nouveaux auteurs du rapport 2014 sur le réchauffement n'auront pas uniquement à synthétiser l'état de l'art en sciences du climat. Ils devront aussi composer avec la curiosité de la presse, piquée par une série d'affaires qui, surtout outre-Manche, ont alimenté la chronique depuis la fin 2009.

Pendant des mois, la presse britannique a enchaîné les gros titres accusant le GIEC (ou certains de ses auteurs) de complot, d'incurie ou de catastrophisme. Ces accusations ont depuis été balayées par plusieurs enquêtes, mais il en a résulté une plus grande défiance du public à l'égard des climatologues. Et une grande défiance des climatologues à l'encontre des médias.

En avril, l'organisme onusien faisait circuler parmi ses auteurs un document leur prodiguant des conseils dans leur rapport avec les journalistes, dressant de ceux-ci un portrait-robot peu flatteur: "sous-payés", "débordés", "blasés" et "inquisiteurs".

Le courrier de M. Pachauri a suscité l'émoi de certains de ses destinataires. Le panel onusien veut-il contraindre ses contributeurs au silence ? L'économiste indien a répondu dans une mise au point, soulignant que les auteurs du GIEC n'en sont pas salariés. Et que, partant, ils peuvent s'exprimer comme membres de leur université ou de leur laboratoire, mais qu'"à ce stade, ils ne devraient pas s'exprimer au nom du GIEC".

Stéphane Foucart

Le journaliste est aux ordres, mais les lecteurs ne sont guère dupes :
Citer

Emmanuel MARTIN
  "Ces accusations ont depuis été balayées par plusieurs enquêtes"... Laissez-moi rire... Quand on voit qui les a effectuées... Et cette lettre de Pachauri, qui trône au board de la bourse climatique de Chicago, n’est qu’une pièce de plus au dossier de comportement anti-scientifique du GIEC.  

Citer
Boizard Franck
14.07.10 | 19h15

Il n'y a aucun doute sur le statut du GIEC : c'est un organe politique. Les noms des organes scientifiques ne comportent JAMAIS le mot «intergouvernemental», par essence politique. D'ailleurs, le fonctionnement du GIEC (élimination des dissidents + verrouillage de l'information => consensus) est typiquement politique (tendance non démocratique, genre plutôt stalinien).

Citer
Rudolf BKOUCHE
14.07.10 | 14h17

Qu'est-ce que le GIEC, un organe scientifique, et dans ce cas il n'est pas question de recevoir des ordres, ou un organe dépendant de l'ONU, donc un organe institutionnel donc politique. Il est vrai qu'aujourd'hui les interventions du politique dans la science sont devenues fréquentes.
« Modifié: septembre 24, 2010, 05:08:08 by Jacques »
La science se distingue des autres modes de transmission des connaissances, par une croyance de base : nous croyons que les experts sont faillibles, que les connaissances transmises peuvent contenir toutes sortes de fables et d’erreurs, et qu’il faut prendre la peine de vérifier, par des expériences

Jacques

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La trop longue agonie de la "crosse de hockey" de Mann.
« Réponse #8 le: septembre 23, 2010, 12:55:49 »
Lire PapyJako est un délice toujours renouvelé.
Le 20 août, PapyJako détaillait comment cette fameuse imposture de Michael E. Mann a reçu objections mortelles sur démonstrations mortelles, et que ce zombie persiste à bénéficier de la ferveur médiatique.

http://www.lepost.fr/article/2010/08/19/2188450_la-trop-longue-agonie-de-la-crosse-de-hockey.html

http://joannenova.com.au/2010/08/zombie-hockey-stick-dies-again/
http://wattsupwiththat.com/2010/08/30/breaking-new-paper-makes-a-hockey-sticky-wicket-of-mann-et-al-99/
http://www.e-publications.org/ims/submission/index.php/AOAS/user/submissionFile/6695?confirm=63ebfddf
"A Statistical Analysis of Multiple Temperature Proxies: Are Reconstructions of Surface Temperatures Over the Last 1000 Years Reliable?" ("Une analyse statistique des multi-proxies de température : Les reconstructions de température de surface sur les 1000 dernières années sont-elles fiables ? ")
Indépendamment du fait que les "proxys" utilisés par Mann ne sont pas fiables, et sont même fortement biaisés.
« Modifié: septembre 24, 2010, 02:26:11 by Jacques »
La science se distingue des autres modes de transmission des connaissances, par une croyance de base : nous croyons que les experts sont faillibles, que les connaissances transmises peuvent contenir toutes sortes de fables et d’erreurs, et qu’il faut prendre la peine de vérifier, par des expériences

Jacques

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Le zéro CO2 de Bill Gates :
« Réponse #9 le: septembre 25, 2010, 08:24:43 »
Le zéro CO2 de Bill Gates :

http://www.lepost.fr/article/2010/09/07/2210793_le-zero-co2-de-bill-gates.html

Pas le temps de résumer, allez lire, c'est savoureux.
La science se distingue des autres modes de transmission des connaissances, par une croyance de base : nous croyons que les experts sont faillibles, que les connaissances transmises peuvent contenir toutes sortes de fables et d’erreurs, et qu’il faut prendre la peine de vérifier, par des expériences

 

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