Musée des impostures prétendues scientifiques
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Auteur Fil de discussion: Le Gulf Stream n'obéit toujours pas au gang réchauffiste.  (Lu 286 fois)
Jacques
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« le: Février 25, 2010, 10:19:57 »

Le Gulf Stream ou courant Nord Atlantique, n'obéit toujours pas au gang réchauffiste. Faut-il brûler le Gulf Stream ?

http://www.pensee-unique.fr/oceans.html

Citation
23 Février 2010 : Encore une nouvelle rassurante : Contrairement aux prévisions apocalyptiques de certains, un article tout récent, sous presse au Geophysical Research Letters (GRL), indique que la Circulation Méridionale Atlantique (dont fait partie le Gulf Stream) ne montre aucun signe d'essoufflement. Et ceci, en contradiction avec les prévisions des modèles... willis2009


Cet article est signé par Josh Willis, plusieurs fois mentionné dans ce site, notamment au sujet du contenu thermique des océans qui, lui non plus, ne varie pas comme le voulaient les modèles. Comme le savent les lecteurs de ce site Josh Willis est le grand responsable du Projet Argo. Il n'est pas un climato-sceptique. Simplement un scientifique rigoureux.
Argo, ce sont quelques 3300 bouées-balises sophistiquées distribuées de par le monde, destinées à l'analyse des données fondamentales (température, salinité, dérive etc) de la couche supérieure (jusqu'à -1000 m quand même) des océans. Ces engins "intelligents" sont capables de plonger, de dériver avec les courants, puis de remonter en surface pour transmettre les résultats de leurs observations aux satellites dédiés.

Le titre du récent article de Josh Willis, dont il est question ici, est le suivant : "Can In-Situ Floats and Satellite Altimeters Detect Long-Term Changes in Atlantic Ocean Overturning?" Soit : " Les bouées in-situ et les altimètres satellitaires sont-ils capables de détecter les changements à long terme du Renversement de l'Océan Atlantique ?"

Comme vous le savez, Josh K. Willis fait partie du Jet Propulsion Laboratory (JPL)
CALTECH (Pasadena CA 91109), USA.

Voici le résumé de cet article. Il nous dit tout. L'original d'abord, puis une traduction en français, comme d'habitude.

"Global warming has been predicted to slow the Atlantic Meridional Overturning Circulation (AMOC), resulting in significant regional climate impacts across the North Atlantic and beyond. Here, satellite observations of sea surface height (SSH) along with temperature, salinity and velocity from profiling floats are used to estimate changes in the northward-flowing, upper limb of the AMOC at latitudes around 41°N. The 2004 through 2006 mean overturning is found to be 15.5 ± 2.4 Sv (106 m3/s) with somewhat smaller seasonal and interannual variability than at lower latitudes. There is no significant trend in overturning strength between 2002 and 2009. Altimeter data, however, suggest an increase of 2.6 Sv since 1993, consistent with North Atlantic warming during this same period. Despite significant seasonal to interannual fluctuations, these observations demonstrate that substantial slowing of the AMOC did not occur during the past 7 yearsand is unlikely to have occurred in the past 2 decades."

"Il a été prédit que le réchauffement global ralentirait la Circulation Méridionale Atlantique (AMOC), ce qui aurait des impacts significatifs au niveau du climat régional à travers l'Atlantique Nord et au delà. Dans ce travail, les observations satellitaires de la hauteur de la surface de la mer (SSH) conjuguées avec la température, le degré de salinité et la vitesse obtenue à partir de bouées adaptées, sont utilisées pour estimer les variations de la branche haute, s'écoulant vers le Nord, de l'AMOC à des latitudes autour de 41°N. On trouve que le renversement moyen de 2004 à 2006 est égal à 15.5 ± 2.4 Sv* (106 m3/s) avec une variabilité interannuelle et saisonnière un peu plus petite qu'aux plus basses latitudes. Il n'y a pas de tendance significative dans la force du renversement entre 2000 et 2009. Cependant, les données altimétriques suggèrent une augmentation de 2,6 Sv depuis 1993, ce qui est cohérent avec le réchauffement de l'Atlantique Nord pendant cette même période. Malgré des fluctuations saisonnières et internannuelles, ces observations démontrent qu'aucun ralentissement substantiel de l'AOMC s'est produit au cours des 7 dernières années et il est improbable qu'il se soit produit lors des deux dernières décennies."
Caractères engraissés par l'auteur du site.




Quelques explications :

    * "Le nord de l’Atlantique Nord et les mers subpolaires sont les lieux de formation de l’eau profonde Nord Atlantique, qui est à l’origine d’une cellule méridienne verticale de circulation appelée AMOC (Atlantic Meridional Overturning Circulation ). Le Courant Nord Atlantique, qui constitue la branche supérieure de cette cellule, transporte vers le nord l’eau chaude et salée subtropicale qui est progressivement refroidie et convertie en eau intermédiaire ou profonde dans le gyre et les mers subpolaires."(extrait d'un sujet de thèse 2009 Ifremer).
      Le célèbre Gulf Stream (aussi appelé, pour ce qui nous concerne, le courant ou la circulation Nord Atlantique) qui est censé apporter un climat plus doux à l'ouest du Royaume Uni et de le France (On n'en est pas certain. Ceci est très contesté !.. bien qu'enseigné dans nos écoles), constitue une des principales branches de l'AMOC.

    * *Sv est le nom d'une unité de débit appelée Sverdup du nom d'un océanographe Norvégien (H.U. Sverdup 1888-1957). Un Sverdup équivaut à 106 m3/seconde.
      Ces mesures ont été effectuées par 41°N. C'est à cette latitude que le Titanic a sombré.

Voici, ci-contre, la courbe maîtresse de l'article de Josh Willis :




Elle montre différents aspects du transport (du flux) océanique, mesuré en Sverdup, vers le Nord, pour une période allant du début 2002 à la mi 2009.

"Geostrophic transport" correspond à la composante horizontale de la circulation thermohaline. (sans frottement, voir explication plus détaillée ici).

En bleu, le Geostrophic Transport combinant les mesures satellitaires du niveau des mers et les mesures des balises ARGO. En rouge, le GT en ne prenant pas en compte les mesures satellitaires du niveau des mers :SSH (Sea surface height)

Ekmann Transport désigne le transport provoqué par le vent à proximité de la surface. Ces transports vont à droite de la direction du vent dans l'hémisphère nord et à gauche dans l'hémisphère sud. (voir quelques détails ici).

Ce qu'il faut retenir de ce graphique c'est qu'aucun changement significatif n'est intervenu dans le transport de l'AMOC, durant ces dernières années, comme le déclare Josh Willis. D'autres observations, consignées dans l'article indiquent qu'il en est probablement ainsi depuis au moins deux décennies. Voilà qui est rassurant !

Conclusion : Je vous conseille de lire cet article de Wikipedia et notamment la dernière partie qui, bien que certainement revue et corrigée par le Torquemada de Wikipédia, l'ingénieur en informatique William Connolley, reflète assez bien le flou considérable qui règne sur cette question. En gros, on ne sait pas vraiment ce qu'il se passerait même si l'AMOC et le Gulf Stream venaient à ralentir. Assez prudemment, le dernier rapport du GIEC (l'AR4) n'envisage pas de catastrophe de ce côté-là pour le 21ème siècle au moins. C'est exceptionnel et mérite d'être noté. Peut-être que cette partie du rapport prend ses sources auprès d'articles scientifiques plutôt qu'auprès des brochures d'activistes environnementalistes ?

Dans ces conditions, on peut se demander pourquoi on a entendu, lu, ou vu dans les médias, dans un grand nombre de forums, dont certains à prétention scientifique, que les épisodes froids voire glaciaires que nous avons connu récemment sur une grande partie de l'hémisphère Nord, "sont certainement dus à l'arrêt du Gulf Stream" ? Et que s'il fait froid dans les années à venir, ce sera certainement à cause de l'arrêt du Gulf Stream, mais évidemment, sûrement pas parce que l'hypothèse CO2 et les modèles associés, présentent quelques défauts...
Tout cela alors qu'on ne sait même pas, avec certitude, si le Gulf Stream réchauffe vraiment l'Europe de l'Ouest et que les scientifiques nous démontrent que tout va bien dans l'atlantique Nord.
Il est vraiment urgent de tordre définitivement le cou à ce canard alarmiste !

Quoiqu'il en soit, faites le savoir : L'AMOC et le Gulf Stream ne se sont jamais si bien portés. Merci pour eux ...

 
« Dernière édition: Février 25, 2010, 11:17:42 par Jacques » Journalisée
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« Répondre #1 le: Mars 29, 2010, 02:07:30 »

El Niño, sécheresse et fonte des glaciers andins tropicaux et équatoriaux.
Article détaillé et raisonnablement accessible au grand public, à
http://www.cnrs.fr/cw/dossiers/dosclim/biblio/pigb16/08_recul.htm

Le coupable n'est pas un prétendu "réchauffement climatique global", mais bien une grosse baisse des précipitations locales.
Baisse de l'albedo de la glace non recouverte de neige fraîche : encore la faiblesse des précipitations.

Le document CNRS confirme la grosse baisse des précipitations en périodes El Ninõ.
Il nous faut donc regarder de plus près les deux oscillations océaniques concernées :
Au Sud l'ENSO (El Niño / La Niña), au Nord du Pacifique la PDO, qui est la plus lente, de l'ordre de trente ans.
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« Répondre #2 le: Mars 29, 2010, 02:10:37 »

J'aurais bien voulu vous parler du Guatemala, et de la famine, ou des problèmes hydrauliques et d'avancée du désert en Chine, mais la plupart des sources disponibles sont sous influence du GIEC, et entrelardent les faits avec le dogme du "Réchauffement climatique planétaire"...

Donc commençons par déblayer le terrain en vous exposant l'oscillation décennale du Pacifique, ce qui se désigne pour le grand public de façon trompeuse par le seul "El Niño".

http://topex-www.jpl.nasa.gov/science/pdo.html
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oscillation_d%C3%A9cennale_du_Pacifique
http://en.wikipedia.org/wiki/Pacific_decadal_oscillation (même texte, à la langue près).
http://cat.inist.fr/?aModele=afficheN&cpsidt=19168201 : Solar activity, global surface air temperature anomaly and pacific decadal oscillation recorded in urban tree rings.
http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/planetterre/metadata/LOM-oscillations-oceaniques.xml : Oscillations océaniques et climat.


Les deux autres oscillations océaniques :

El Niño Southern Oscillation (ENSO) : localisée dans la zone Pacifique tropicale.
http://www.atmos.washington.edu/gcg/RTN/rtnt.html

North Atlantic Oscillation (NAO) : localisée dans la zone Nord-Atlantique extratropicale.
http://www.ldeo.columbia.edu/res/pi/NAO/


Les interactions globales entre ces trois oscillations océaniques :
http://planet-terre.ens-lyon.fr/planetterre/XML/db/planetterre/metadata/LOM-oscillations-oceaniques.xml
http://www.cpc.ncep.noaa.gov/

Bizarrement, rien n'est répertorié sur l'Océan Indien, excepté la Mousson, pourtant variable elle aussi.

Figure 3.  Les scientifiques ont récemment montré la forte influence des phénomènes ENSO sur NAO.
Les scientifiques ont récemment montré la forte influence des phénomènes ENSO sur NAO.



Les résultats de la modélisation de Penland et Mastrosova (b) montrent les variations de la température de surface de l'eau (SST) dans l'Atlantique tropical en réponse à un forçage de type ENSO (a). NAO répond aux phénomènes El Nino avec un retard de l'ordre de 4 à 5 mois. L'océan Pacifique tropical induit donc une rupture dans le système dipolaire du NAO.
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